CHAPITRE 23

Chapitre 23 : Si majeur # # # # # La manifestation

Dur et désagréable, quelque chose de désespéré.

Chostakovitch : Symphonie nº 2  (Octobre)

Une manifestation décalée avec François. ils font l'amour

Vendredi 10 novembre 2017,

La Symphonie no 2 en si majeur (opus 14) de Dmitri Chostakovitch est sous-titrée « À Octobre - dédicace symphonique ». Composée en 1927 sur commande du gouvernement, elle est dédiée au 10e anniversaire de la Révolution d'Octobre de 1917.

C'est une une courte symphonie expérimentale un exemple de symphonie "industrielle" de la musique soviétique des années 1920, avec une sirène d'usine qui annonce le choeur.

Le texte est d'Alexandre Bezymenski, poète russe (1898-1971), né à Jytomyr (Ukraine), leader de l'Union des jeunes de Petrograd pendant la révolution, rédacteur en chef de Jeunesse Rouge, revue du komsomol.

https://levenissian.fr/Octobre-Oktyabr

Nous marchions, nous demandions du travail et du pain.
Nos cœurs étaient pressés par le chagrin.
Les cheminées d'usine montaient vers le ciel
Comme des mains impuissantes à serrer le poing.
Terrible étaient les noms de nos chaînes :
Silence, souffrance, oppression.

Mais plus fort que les canons éclatèrent dans le silence
Les paroles de notre chagrin, les paroles de nos tourments.
O Lénine ! Tu as forgé la volonté de la souffrance,
Tu as forgé la volonté des mains calleuses.
Nous avons compris, Lénine, que notre destin
portait un nom : la lutte.

La lutte ! Tu nous as menés à la dernière bataille.
La lutte ! Tu nous as donné la victoire du Travail.
Et cette victoire sur l'oppression et les ténèbres
Personne ne pourra jamais nous l'enlever !
Que tout le monde dans la lutte soit jeune et courageux :
Car le nom de la victoire est Octobre !

Octobre ! Le messager de l'aube attendue.
Octobre ! La liberté des âges rebelles.
Octobre ! Travail, joie et chanson.
Octobre ! Bonheur dans les champs et sur les machines,
Voici la bannière, c'est le nom des générations vivantes :
Octobre, la Commune et Lénine.

L'internationale

Debout, les damnés de la terre
Debout, les forçats de la faim
La raison tonne en son cratère,
C'est l'éruption de la faim.
Du passé faisons table rase,
Foule esclave, debout, debout
Le monde va changer de base,
Nous ne sommes rien, soyons tout.

Refrain (répété deux fois)
C'est la lutte finale ;
Groupons nous et demain
L'Internationale
Sera le genre humain.

Il n'est pas de sauveurs suprêmes
Ni Dieu, ni César, ni Tribun,
Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes
Décrétons le salut commun.
Pour que le voleur rende gorge,
Pour tirer l'esprit du cachot,
Soufflons nous-mêmes notre forge,
Battons le fer tant qu'il est chaud.

L'État comprime et la Loi triche,
L'impôt saigne le malheureux ;
Nul devoir ne s'impose au riche ;
Le droit du pauvre est un mot creux
C'est assez languir en tutelle,
L'Égalité veut d'autres lois ;
"Pas de droits sans devoirs, dit-elle
Égaux pas de devoirs sans droits."

Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail ?
Dans les coffres-forts de la banque
Ce qu'il a crée s'est fondu,
En décrétant qu'on le lui rende,
Le peuple ne veut que son dû.

Les rois nous saoulaient de fumée,
Paix entre nous, guerre aux Tyrans
Appliquons la grève aux armées,
Crosse en l'air et rompons les rangs !
S'ils s'obstinent ces cannibales
A faire de nous des héros,
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.

Ouvriers, paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs,
La terre n'appartient qu'aux hommes,
L'oisif ira loger ailleurs.
Combien de nos chairs se repaissent !
Mais si les corbeaux, les vautours,
Un de ces matins disparaissent,
Le soleil brillera toujours.

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